09.11.2007
Guy Fréquelin quitte Citroën Sport
Après une riche carrière entièrement consacrée au sport automobile, Guy Fréquelin a décidé de faire valoir ses droits à la retraite. D'un commun accord avec la Marque et fidèle à la ligne de conduite selon laquelle une course n'est gagnée qu'une fois la ligne d'arrivée franchie, il continuera à diriger l'équipe Citroën Sport et les équipages jusqu'à la fin de cette saison 2007 de championnat du Monde des rallyes, dans l'objectif d'un quatrième titre mondial pour l'équipage Sébastien Loeb-Daniel Elena.
C'est Olivier Quesnel qui assurera sa succession à la tête de Citroën Sport à partir du 1er janvier 2008. Il sera toutefois présent auprès de l'équipe dès le rallye d'Irlande, avant dernière épreuve du championnat du Monde des rallyes 2007.
Guy FREQUELIN
D'abord pilote professionnel d'élite - on se souvient notamment de ses 10 titres de champion de France dans les différentes disciplines du sport automobile et de son titre de vice champion du Monde des rallyes acquis en 1981- c'est ensuite en qualité de patron d'écurie que Guy Fréquelin a continué à exercer ses talents et à vivre sa passion pour le sport automobile.
Sa connaissance et son expérience de la course en rallye, son incomparable qualité à découvrir et à manager des équipes riches et variées pour développer des voitures de course l'ont mené avec Citroën sur les plus hautes marches des podiums à travers le monde. Son palmarès à la tête de Citroën Sport qu'il dirige depuis 1989 est en effet unique : 5 Coupes du Monde des Rallyes Tout Terrain avec 36 victoires, 4 titres de Champion de France des Rallyes avec 23 victoires, 1 titre de Champion de France des Rallyes sur Terre 2 Roues Motrices, 1 titre de Champion d'Europe des Rallyes, 3 titres de Champion du Monde « Junior », 3 titres de Champion du Monde des Rallyes Constructeurs et 3 titres de Champion du Monde des Rallyes Pilotes et Copilotes avec au total 41 victoires.
Olivier QUESNEL
Olivier Quesnel est également un acteur du sport automobile.
Après avoir suivi la carrière de Patrick Tambay, il a débuté dans la course automobile en 1978 au service compétition de Simca Racing Team, puis a participé à la création de Peugeot Sport sous la direction de Jean Todt. En 1988, il faisait courir ses propres voitures de course dans l'écurie METAL 5 qu'il a lui-même créée et à laquelle appartenaient notamment Jean-Pierre Malcher et Bruno Saby.
Sa passion pour le sport automobile l'a également amené à réunir la collection des véhicules du Groupe B dans le cadre du musée de l'automobile de Lohéac.
Depuis 23 ans, Olivier Quesnel est directeur général du groupe de presse Hommell, spécialisé dans le secteur automobile.
Communiqué de Presse
Citroën Sport
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03.06.2007
306 Maxi
Il y a quelques temps déjà, j'ai publié des notes sur 2 pilotes atypiques du monde des rallyes :
Gilles Panizzi et François Delecour.
Je ne cesse d'ailleurs de tarir d'éloges à leur sujet.
Petite piqûre de rappel au volant d'une monture qui fit les beaux jours de la marque Peugeot après le retrait des 205 T16 et avant l'arrivée de la 206 WRC : la 306 Maxi.
L'une des plus performantes kit cars avant l'arrivée de la Citroën Xsara.
Voici une vidéo de ces pilotes au volant de cette fameuse auto.
Arno.
Pour les aficionados et les nostalgiques de la Peugeot 306 Maxi, voici plus de 10 minutes de vidéo vraiment superbes où ça miaule… !!!
22:55 Publié dans Les mythes du sport automobile , Pilotes , Vidéo | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
04.12.2006
La marque Lancia en rallyes
Je voulais juste revenir sur les titres de la marque Lancia suite aux commentaires de Ronan Plantec pour apporter quelques précisions.
A l'heure actuelle, aucune marque ne possède un tel palmarès en championnat du monde des rallyes.
En effet, Lancia a remporté 10 titres de champion du monde des constructeurs.
Suivent Peugeot avec 5 titres et les marques Citroën, Fiat, Subaru et Toyota (3 titres).
Revenons sur la marque Lancia plus en détail.
Elle détient aussi le plus grand nombre de victoires remportées en championnat du monde des rallyes, notamment grâce à la Fulvia coupé, la Stratos et la Delta.
La Stratos a réussi l’exploit d’enlever trois championnats du monde consécutifs (1974/75/76). Elle s’est pratiquement imposée sur tous les terrains : Monte Carlo (1975/76/77/79), Suède (1975), Portugal (1976), San Remo (1974/75/76/78/79), Corse (1974/75/76/79/81) et Tour de France Auto (1973).
Les Delta 4WD et "Integrale" dans ses versions successives (HF 4WD, Integrale, 16 soupapes), ont régnées sans partage sur les rallyes en remportant six championnats du monde consécutifs (de 1987 à 1992) et permis les sacres de Juha Kankkunen (1987 et 91) et de Miki Biasion (1988/89).
Dans son impressionnant tableau de chasse figurent notamment 5 victoires au Monte Carlo (1987/88/89/90/92), 3 au Safari (1988/89/91), 4 au Portugal (1988/89/90/92), 5 à l’Acropole (1987/88/89/91/92), 5 en Argentine (1987/88/89/91/92), 4 aux 1000 Lacs (1987/88/91/92), 3 en Corse (1989/90/92), 3 au RAC (1987/88/91) et enfin 6 succès consécutifs au San Remo (de 1987 à 92).
Récapitulons :
Lancia fut titré avec la Stratos en 1974, 1975, 1976
Avec la 037 en 1983
Enfin avec la Delta en 1987 (4WD) puis de 1988 à 1992 (Integrale).
Arno.
09:45 Publié dans Les mythes du sport automobile | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
20.09.2006
La Lancia Stratos
Dix ans au top des rallyes internationaux!
D'abord présentée comme une dream car de salons, la Lancia Stratos s'est rapidement muée en bête de rallye.
De 1972 à 1982, elle a quasiment tout remporté y compris trois couronnes mondiales en 1974, 1975 et 1976.
Au début des années 1970, les succès en rallyes des Alpine A110 agacent sérieusement l'état major de Lancia dont les coupés Fulvia HF arrivent en bout de développement. Il faut donc pourvoir au remplacement de la Fulvia.
Cesare Fiorio, le patron du service Course Lancia, va se voir confiée cette mission.
Fait sans précédent, il va faire construire une voiture pour la faire concourir et non pour la commercialiser!
Fiorio rêve d'une berlinette compacte à roues indépendantes et dotée d'un moteur central : l'arme fatale pour les rallyes du championnat du monde.
En outre, très impressionné par un concept réalisé par le Studio Bertone présentée au salon automobile de Turin en 1970 : La Stratos (appellation inhérente à la forme du concept : un véhicule bas, tendu, profilé comme une aile d'avion, qu'on imagine plus cet "ovni" évoluer dans les airs (stratosphère) que sur nos routes), Cesare Fiorio s'adresse donc à Bertone pour qu'ils exaucent ses voeux.
A l'automne 1971, une deuxième mouture, cette fois véritablement taillée pour la course, voi le jour. Entre le concept et la réalisation de la Stratos, l'empattement a été ramené à 2,16m et les porte-à-faux réduits au minimum.
Reste à lui greffer un moteur. Exit le moteur V4 de la Fulvia 1600 HF jugé insuffisant.
Comme Fiat détient aussi quelques actions chez Ferrari, on va en sortir le V6 monté sur la Dino 456 GT.
La Startos fait ses débuts en 1972 au Tour de Corse. C'est un échec pour Lancia (abandon sur bris de suspension)
Mais la véritable carrière de la Stratos commence en Octobre 1974 avec l'homologation en groupe 4, consécutive à la construction de 500 exemplaires.
Son palmarès est impressionnant, trois championnats constructeurs consécutifs acquis en 74,75 et 76.
17 victoires en championnat du Monde et plus de 50 en championnat d'Europe dont quatre succès au Monte-Carlo, obtenus par Murani en 74, 75, 76 et par Bernard Darniche en 1979.
Arno
14:10 Publié dans Les mythes du sport automobile | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
04.09.2006
La course de cote de Pikes Peak
Tous les ans depuis 1916 se déroule aux Etats-Unis, (dans l’état du Colorado), la plus fabuleuse course de cote au monde : “The Pikes Peak Hill Climb”
Les caractéristiques de cette course :
156 virages sur un tracé long de 19,93 km
Un départ à 2 865 mètres d'altitude qui se termine 1 400 mètres plus haut, d'où son surnom : "La course vers les nuages" (The race to the clouds).
La différence d'altitude, et donc de pression d'air, est telle, qu'elle influence notablement la puissance des moteurs entre le départ et l'arrivée.
Aujourd'hui, la course est divisée en une quinzaine de catégories. De la moto à la voiture en passant par le quad ou les camions, chaque véhicule est représenté. La catégorie la plus célèbre et la plus spectaculaire reste la catégorie "Unlimited", où s'affrontent des monstres de plus de 1 000 ch.
L'épreuve a été rendue célèbre grâce au documentaire de Jean-Louis Mourey intitulé "Climb Dance", mettant en scène Ari Vatanen au volant de la Peugeot 405 T16 "Pikes Peak".
C'était l'époque où Audi et Peugeot se battaient à chaque édition pour améliorer les temps. Audi avait commencé en 1985 avec Michèle Mouton, améliorant de 13 secondes le précédent record avec un temps de 11m 25s 39. L'année suivante, Robby Unser se chargea d'établir un nouveau record à 11m 09s 22. En 1987, le grand Walter Röhrl fut dépêché pour lutter contre l'armada Peugeot et ses trois 205 Turbo 16. Résultat, Audi fut le premier constructeur à descendre sous la barre des 11 minutes en établissant un temps de 10m 47s 85. C'est en 1988 que Peugeot prendra la relève d'Audi, ayant préféré se retirer après 6 succès consécutifs. Ari Vatanen réussira à battre le temps de Röhrl, mais de justesse : 10m 47s 22, soit 63 dixièmes de mieux seulement.
Place maintenant à l’image avec le documentaire de Jean-Louis Mourey (film produit pour Peugeot en vue d'utilisation publicitaire).
Arno
15:30 Publié dans Les mythes du sport automobile , Vidéo | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
03.09.2006
L’épopée des « Groupe B ».
L'apparition du Groupe B en rallyes est certainement la période la plus illustre, mais aussi la plus controversée de l'histoire de ce sport.
Entre 1983 et 1986, le rallye automobile a été le théâtre d’une véritable révolution ayant donné naissance à des prototypes routiers dotés d’une puissance phénoménale et d’une technologie proche de celle déployée en Formule 1 (moteurs de plus de 500 chevaux, carrosseries en kevlar etc.).
A titre d’exemple, la Lancia Delta S4 passait de 0 à 100 km/h en 2,3 secondes sur une piste de graviers.
Malheureusement des drames ont entaché cette époque.
Le dernier en date fut la disparition d’Henri Toivonen et de son copilote, Sergio Cresto, lors de la 30ème édition du Tour de Corse, le 2 mai 1986.
Le soir de l’accident, Jean-Marie Balestre, président de la Fédération internationale du sport automobile (FISA), décida de mettre un terme à l’existence de ce groupe.
Voici quatre vidéos dans lesquelles vous pourrez revoir les exploits de ce pilote hors normes.
La premiere est un hommage et les trois suivantes sont extraites du championnat de 1985 (la video 1 se déroule au rallye des 1000 lacs, et les 2 suivantes au Monte Carlo).
Arno
13:05 Publié dans Groupe B , Les mythes du sport automobile , Vidéo | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


